Trou de la Sécu...
Encore une fois ce matin, les médias nous saoulent avec le "trou de la Sécu" ! Ca semble être un vrai trou noir qui aspire tout ! Et dans le grand espace énarquien les solutions sont nombreuses et innovantes : augmentation des charges patronales et salariales, diminution des taux de remboursement et déremboursement...
Malheureusement, c'est inéfficace. Les médicaments déremboursés ne sont pas forcément des médicaments inéfficaces (contrairement à ce qui est affirmé, beaucoup ont été prescrits pendant des années par les médecins -qui se seraient alors trompés-) et les médicaments dits de "confort" sont souvent des médicaments agissant certes sur de petites choses mais qui évitent d'aller par vers des situations plus graves. Prévention.
Mais il y a une chose qui persiste à la Sécurité Sociale, dans les hôpitaux et autres, c'est le gaspillage, la gabegie. Là, personne ne parle d'intervenir.
Je veux donner pour celà 2 exemples, pris dans mon entourage :
1ier cas : une personne opérée du coeur en 2001 à Lyon : 3 semaines d'hôpital puis 4 semaines en centre de réadaptation à Rumlly, transport en VSL : bien. Mais le matin même du départ, bagages prêts, papiers de sortie ok, "Non Monsieur, vous ne pouvez pas aller à Rumilly car vous avez encore la seringue électronique branchée et celà nécessite une infirmière disponible 24h sur 24 ; Rumilly n'a pas d'infirmière de nuit cette semaine, vous resterez donc ici". Une semaine de plus dans le service à 10 500 F par 24H... (c'était presque le coût de la réa et il est bien moindre en centre de réadaptation)
2ième cas : une personne opérée des artères en 2006 : 2 semaines d'hôpital à Marseille puis 2 semaines en centre de réadaptation à Hyère s(Var), transport en VSL : bien. Quelques heures après être arrivé à Hyères, la personne retrouve sur le même étage un patient qui était aussi dans le même hôpital marseillais : ils ont pris chacun un VSL à 10 mn d'intervalle...
Ceci ne sont que 2 petits exemples constatés par quelqu'un qui n'est pas dans le milieu médical ou hospitalier ; qu'en est-il des professionnels qui ces fonctionnement quotidiennement ?
Toutes ces sommes multipliées par tous les "petits cas isolés" doivent un beau total à l'année !
Voilà. Je ne trouve pas que la gratuité systématique des soins soit une bonne chose (sauf cas extrêmes et coûts très élevés), mais je trouve intolérable ce gaspillage que nous payons tous.