Sauver l'hôpital public

Publié le

                               Les hôpitaux publics sont en dangers et tout notre système de santé l’est également. Les taux de  remboursement de médicaments diminuent continuellement,  les mutuelles ont donc une prise en charge de plus en plus lourde, le montant de leurs cotisations  ne peut  donc qu’augmenter… Comment font les personnes qui n’ont pas de mutuelle ? Notre système de santé semble bien s’orienter vers une copie conforme du système américain : système privé  dans lequel l’assuré paye entièrement son assurance (beaucoup d’entreprises offrent à leurs salariés le règlement de ses  assurances maladie mais l’effet pervers en est qu’un licencié n’a plus d’assurance…sauf s’il peut financièrement prendre le relais de son ex entreprise…).

                               Quant aux hôpitaux publics, tout semble fait pour enterrer ce type de fonctionnement et les amener vers une gestion privée.

                               Les hôpitaux publics auraient certes besoin de s’auto discipliner et de surveiller le gaspillage qui y est pratiqué (mais, malheureusement, le gaspillage de l’argent, des objets, du temps, des compétences est assez généralisé dans de nombreux secteurs). Chaque  fois qu’on séjourne on connaît quelqu’un séjournant dans un hôpital, on peut constater une gabegie qui semble chronique !
                               Un petit exemple : un opéré doit séjourner 3 semaines en soins intensifs puis aller 4 semaines en centre de réadaptation ; le jour du départ pour le centre, tout est prêt, le V. S. L. est arrivé. Ce n’est qu’à ce moment qu’on a annoncé à l’opéré qu’il ne pouvait pas aller en centre de réadaptation car il porte encore un cathéter et il n’y a pas d’infirmière de nuit dans le centre… Il réintègre  donc à sa chambre et reste une semaine de plus à l’hôpital : 1 500 € la journée soit 10 500 € pour la semaine… Une infirmière intérimaire aurait coûté beaucoup moins ! Cette intervention à l’hôpital et le séjour en centre de réadaptation étaient prévus depuis 4 mois… Ceci est un exemple parmi bien d’autres.

                               Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut laisser massacrer le service public ! Ses défauts de gestion ne lui sont malheureusement pas propres ! Que deviennent les idéaux républicains  quand le profit est roi ? Au moment où l’on nous bassine avec l’identité nationale, il suffirait de se souvenir de quelques notions essentielles : la santé accessible à tous, l’instruction possible pour tous, la liberté d’expression, la laïcité. En sept  mots : l’estime des autres et de soi-même.

                               Pour soutenir ces idéaux, pour chacun d’entre nous, il y a le bulletin de vote et parfois il y a des pétions. Aujourd’hui, nous pouvons signer celle pour venir soutenir les hôpitaux publics :

 

 

 

Publié dans De tout un peu

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

pianetti jean pierre 01/12/2009 17:56


là, je te sents en colère! et tu as raisons de l'être ! je suis pleinement d'accord avec toi , tu n'évoques pas le problème des gens qui sont à la CMU , pour eux , c'est pire , la normalité
n'existe plus !nombreux sont malheureusement les exemples qui te donnent raison de gueuler !! (coup de gueule )!
on est enFrance , pays dit developpé ,mais avec un "trou" de la sécu gigantesque ,une couverture sociale relativement bonne , qu'en est il des pays dits economiquement sous developpés !!! balayons
devant notre porte ,crions haut et fort qu'il faut que cela change , mais n'oublions pas plus démunis ! ils sont de plus en plus nombreux  @+ jp


02/12/2009 12:11



Tu as raison, tout ça me fait bouillir mais le citoyen moyen n'a que peu de pouvoir (à part les urnes !). Mais il n'y a pas de miracle non plus...
Je reste convaincue que le "trou de la Sécu" est largement dû aux abus, au gaspillage. Sais-tu que certains examens indispensables pour telle ou telle maladie ne sont pas remboursés (je pense à
l'iodurie) alors que la réduction de seins un peu lourds l'est... La liste serait bien longue et me rendrait amère !
Quant aux personnes à la C. M. U... il y a malheureusement bien trop de personnes en grande difficulté et le problème du mangue de travail est un autre débat, sûrement le principal
!!!